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Perte d’équilibre chez les seniors : comment préserver son autonomie ?

Par Viluma · · 6 min de lecture
Senior réalisant des exercices d’équilibre avec un kinésithérapeute

Avec l’âge, certaines personnes remarquent qu’elles se sentent moins stables en marchant, qu’elles hésitent davantage dans les escaliers ou qu’elles ont besoin de s’appuyer pour se lever d’une chaise.

Ces changements peuvent sembler banals, mais ils peuvent progressivement entraîner une diminution de l’activité physique et une perte de confiance dans les déplacements.

Pourtant, vieillir ne signifie pas nécessairement perdre son autonomie.

La force musculaire, l’équilibre et les capacités de déplacement peuvent être travaillés à tout âge. Lorsqu’une gêne apparaît, la kinésithérapie peut notamment aider à identifier les difficultés et à mettre en place un programme adapté.

Pourquoi l’équilibre peut-il diminuer avec l’âge ?

L’équilibre dépend de plusieurs éléments qui travaillent ensemble :

  • la force musculaire ;
  • la mobilité des articulations ;
  • la vision ;
  • le système vestibulaire de l’oreille interne ;
  • la sensibilité des pieds et des jambes ;
  • la coordination ;
  • la capacité à réagir rapidement lorsqu’un déséquilibre survient.

Avec l’âge, certaines de ces capacités peuvent progressivement diminuer.

Une période d’inactivité, une hospitalisation, certaines pathologies ou encore la prise de certains médicaments peuvent également influencer l’équilibre.

Il ne faut donc pas considérer une perte de stabilité comme une conséquence inévitable du vieillissement.

Quels signes doivent attirer l’attention ?

Certains changements du quotidien peuvent révéler une diminution des capacités physiques.

Par exemple :

  • avoir besoin de ses bras pour se relever d’une chaise ;
  • marcher plus lentement qu’auparavant ;
  • se sentir moins stable dans les escaliers ;
  • éviter certaines sorties par peur de tomber ;
  • avoir besoin de s’appuyer régulièrement sur les meubles ;
  • avoir davantage de difficultés sur un sol irrégulier ;
  • perdre confiance lorsqu’il faut marcher dans un environnement très fréquenté ;
  • avoir déjà fait une ou plusieurs chutes.

Lorsque ces difficultés apparaissent progressivement, il peut être utile de les évaluer plutôt que d’attendre qu’elles deviennent réellement handicapantes.

La peur de tomber peut elle-même réduire l’autonomie

Après une chute ou une perte d’équilibre, certaines personnes commencent naturellement à être plus prudentes.

Mais cette prudence peut parfois se transformer en évitement.

On sort moins souvent, on marche moins, on évite les escaliers ou certaines activités.

À court terme, cela peut sembler rassurant.

À plus long terme, une diminution importante de l’activité peut entraîner une perte supplémentaire de force, d’endurance et de confiance.

Un cercle peut alors progressivement s’installer :

peur de tomber → diminution de l’activité → perte de capacités → davantage d’appréhension.

L’un des objectifs de la rééducation peut justement être de rompre progressivement ce cercle.

La force musculaire joue un rôle essentiel

La marche et l’équilibre nécessitent suffisamment de force pour contrôler les mouvements du corps.

Les muscles des jambes et des hanches jouent notamment un rôle important pour :

  • se lever d’une chaise ;
  • monter ou descendre des escaliers ;
  • marcher ;
  • franchir un obstacle ;
  • se stabiliser lorsqu’un déséquilibre survient.

Le renforcement musculaire peut donc faire partie d’un programme destiné à préserver l’autonomie.

Les exercices sont adaptés aux capacités de la personne puis rendus progressivement plus exigeants lorsque cela est possible.

Comment travaille-t-on l’équilibre en kinésithérapie ?

Le travail de l’équilibre ne consiste pas simplement à essayer de tenir sur un pied.

Selon les difficultés identifiées, le kinésithérapeute peut proposer différents types d’exercices.

Cela peut notamment inclure :

  • des exercices de renforcement des jambes ;
  • des changements de position ;
  • du travail de marche ;
  • des exercices d’équilibre statique ou dynamique ;
  • des changements de direction ;
  • le franchissement d’obstacles ;
  • des exercices de coordination ;
  • des situations proches des contraintes rencontrées dans la vie quotidienne.

La difficulté est adaptée progressivement.

L’objectif n’est pas de mettre la personne en difficulté inutilement, mais de solliciter suffisamment ses capacités pour favoriser leur amélioration.

Marcher davantage suffit-il ?

La marche est une activité particulièrement intéressante pour entretenir la mobilité et l’endurance.

Mais elle ne travaille pas nécessairement toutes les capacités nécessaires à l’équilibre.

Une personne peut marcher régulièrement tout en présentant un manque de force musculaire ou des difficultés dans certaines situations : escaliers, changement rapide de direction, passage d’un obstacle ou relevé depuis une position basse.

Un programme complet peut donc associer marche, renforcement, équilibre et travail fonctionnel.

Peut-on encore progresser après 70 ou 80 ans ?

Oui.

Les capacités physiques peuvent évoluer même à un âge avancé.

La progression dépend évidemment de l’état de santé, des éventuelles pathologies, du niveau de départ et de la régularité de l’activité.

L’objectif n’est pas nécessairement de retrouver les capacités de ses 30 ans.

Il peut être beaucoup plus concret :

  • se relever plus facilement ;
  • marcher plus longtemps ;
  • reprendre certaines sorties ;
  • monter les escaliers avec davantage de confiance ;
  • continuer à faire ses courses ;
  • conserver suffisamment d’autonomie pour ses activités quotidiennes.

Ces progrès peuvent avoir un impact important sur la qualité de vie.

L’environnement compte également

La prévention ne repose pas uniquement sur les capacités physiques.

Certains éléments du domicile peuvent également augmenter le risque de chute.

Il peut être utile de vérifier notamment :

  • la présence de tapis qui glissent ;
  • l’éclairage des zones de passage ;
  • les obstacles au sol ;
  • l’accessibilité des escaliers ;
  • les chaussures utilisées ;
  • l’organisation de la salle de bain.

L’objectif n’est pas de transformer complètement son logement, mais de supprimer certains risques facilement évitables.

Quand consulter ?

Une diminution progressive de l’équilibre peut justifier une évaluation.

Il est notamment pertinent d’en parler à un professionnel de santé en cas de :

  • chutes répétées ;
  • apparition récente de troubles de l’équilibre ;
  • difficultés importantes à marcher ;
  • vertiges ;
  • faiblesse inhabituelle ;
  • perte brutale de capacités ;
  • symptômes neurologiques.

Une perte d’équilibre brutale ou associée à d’autres symptômes inhabituels nécessite une évaluation médicale rapide.

Chez Viluma à Boulogne-Billancourt

Au cabinet Viluma, nos kinésithérapeutes accompagnent également les seniors souhaitant maintenir ou retrouver leurs capacités physiques.

Selon les besoins, la prise en charge peut notamment associer renforcement musculaire, travail de l’équilibre, rééducation de la marche et exercices fonctionnels adaptés aux activités du quotidien.

L’objectif est simple : permettre à chaque personne de conserver le plus longtemps possible mobilité, confiance et autonomie.

Vous constatez une diminution de votre équilibre ou de vos capacités de déplacement ? Vous pouvez prendre rendez-vous avec l’un de nos kinésithérapeutes directement sur Doctolib.

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